Histoire du gospel

Repris du site  http://musique-noire-americaine.e-monsite.com

                de Adrien DUCHET et Jules DRIQUE

Introduction

Chaque époque est tributaire des rapports existants entre la musique et la société. La musique contribue à la détermination sociale entre les peuples et possède le pouvoir de les rassembler. En effet, au début du siècle dernier, le peuple noir était considéré comme une sous-race n’étant bonne qu’aux tâches les plus dévalorisantes, mais petit à petit, ils ont réussi à s’intégrer dans la société occidentale et un des moyen majeur fut la musique qui a profondément influencé et généré de nombreux genres musicaux, en Amérique comme en Europe depuis le début du 20eme siècle à nos jours.

Le but de cette étude est ainsi de montrer comment la musique noire a rythmé le combat des Noirs américains pour leur émancipation sur près de deux siècles, des champs de coton du Sud profond aux ghettos du Bronx.

Pourquoi des esclaves furent déportés en Amérique:

La période coloniale se situe entre 1619 et 1776. Les portugais furent les premiers à trafiquer des êtres humains sur une côte africaine où ils venaient d’aborder. Ils furent relayés par les espagnols qui découvraient l’autre côté de l’Atlantique et eurent besoin d’une main d’œuvre considérable pour exploiter les nouvelles terres découvertes. L’immigration européenne ne suffisait pas et les populations amérindiennes locales succombaient au sort qui leur était imposé. L’Afrique allait donc fournir la ressource nécessaire à ces besoins puisqu’elle était accessible et intarissable.

Les Européens du Nord s’installèrent en Amérique au début du XVIIe siècle, et eurent recours très rapidement à l’importation des noirs. Les noirs allaient ainsi être déportés vers l’Amérique. Les avantages qu’ils présentaient, à savoir qu’ils étaient bon marché, corvéables à volonté et renouvelables, furent décisifs à leur déportation de masse.

Les conditions de la déportation:

La traversée de l’océan pour les noirs fut une épreuve terrifiante. Aucune cargaison d’êtres humains n’a pu réchapper à l’horreur de la promiscuité, de la maladie, de l’angoisse, de la séparation et du déracinement de la terre natale. Ils étaient nus, entravés par des chaînes avilissantes,  examinés par leurs acheteurs comme du vulgaire bétail, et marqués au fer rouge lors de l’embarquement. Le taux de mortalité sur une traversée de ce type atteignait 20% en moyenne, et souvent plus lorsque les noirs se révoltaient. La répression faisait de nombreuses victimes, ils étaient fusillés à bout portant, sabrés, ou balancés à la mer.

Le noir en tant que non américain:

Lorsque les noirs sont arrivés aux Etats Unis, ils étaient par définition des africains, rendus esclaves, mais profondément étrangers à ce nouveau pays. La chose la plus horrible pour eux fut sans doute le refus de les considérer par leurs propriétaires comme appartenant à l’espèce humaine. La communication entre maître et esclave n’existait pas, il n’y avait d’ailleurs aucun rapport entre les dialectes africains et l’anglais de l’époque. La seule et unique fonction était de fournir une main d’œuvre agricole. Le refus pour l’américain blanc de considérer son homologue noir comme un être humain a contribué dès le début à déterminer la place de ces derniers dans la société américaine où ils ne pouvaient trouver aucune référence culturelle à leur comportement familier. Néanmoins, il faut tenir compte de la diversité locale des colonies, elles sont éloignées géographiquement et ont développé de forts particularismes locaux. À ce titre, il convient de distinguer la situation des Noirs américains du Nord et ceux du Sud pour les esclaves nés en Amérique qui n’ont connu l’Afrique qu’à travers les paroles de leurs aînés.

Situation dans les états du nord des Etats-Unis

Rencontre avec la musique religieuse :

Dans les colonies du nord, les esclaves sont en petit nombre et vivent avec leur maître, dans une maison familiale. Ils apprennent l’anglais et participent aux cérémonies religieuses protestantes. Les esclaves apprirent les cantiques et les psaumes en vigueur dans leur paroisse. Ils les chantaient à l’église mais aussi lors de cérémonies usuelles comme les mariages, les baptêmes et les enterrements, ce qui rappelle le rôle prépondérant de la musique dans les communautés africaines traditionnelles où chaque activité est rythmé par un chant approprié. Les psaumes tirés de la Bible ne possédaient pas de mélodie bien définie et les instruments accompagnateurs n’étaient que très peu utilisés, pour des raisons religieuses ou pratiques. Cette approximation mélodique laissait alors champ libre aux interprétations personnelles et permit aux esclaves africains, nourris d’une autre tradition musicale, de donner leur propre version de ces oeuvres vocales. A partir de 1730, avec le Réveil Religieux (The Great Awakening), les psaumes traditionnels furent peu à peu remplacés par des poèmes religieux appelés « hymnes », plus faciles à comprendre et à retenir. Le recueil intitulé « Hymns and Spirituals Songs », que le docteur Isaac Watts publia en Angleterre en 1707, sera édité en Amérique en 1739. Ce recueil rencontra un très grand succès auprès des fidèles de race noire grâce à ses paroles plus vivantes et ses airs plus vifs. Les diverses sectes protestantes des colonies adoptèrent peu à peu ces hymnes, délaissant les psaumes tirés de la Bible.

Naissance des églises noires

Après le deuxième grand Réveil (1780-1830), il y a un retour à une expérience religieuse plus émotionnelle qui s’accompagne de l’évangélisation massive de la population noire. Des paroisses noires autonomes avec des sectes et des pasteurs noirs se créent, ce qui rend possible une évolution vers des chants inspirés ou Spirituals. L’Église Baptiste, qui rassemblait le plus grand nombre de Noirs, en est un exemple. George Leile est le premier esclave noir autorisé à prêcher et à créer la première Église noire d’Amérique. Ce processus d’élaboration d’une musique religieuse afro-américaine est accéléré par les camps-meetings et bush meetings.

Les camps-meetings

Ce sont des rassemblements de masse dans des forêts, des champs où plusieurs milliers de fidèles noirs et blancs (d’origine souvent très modeste) veulent communier ensemble dans une foi et un monde meilleur après la vie terrestre et oublier leur triste condition humaine. Ils se réunissent souvent entre eux après les services officiels et réinterprètent avec leur propre sensibilité et le souvenir encore vif des rituels pratiqués en Afrique, les tabernacle songs. Selon la formule responsoriale (« call and response »), héritée des traditions africaines, le meneur lance une phrase à laquelle l’assistance répond avec ferveur et expressivité. C’est ainsi que naît une nouvelle forme de chants appelés Spirituals. Ces camps-meetings peuvent durer plusieurs jours et, petit à petit, les noirs imposent leurs propres hymnes, rythmes et habitudes. Les chants religieux des camps-meetings deviennent des tabernacles songs puis des spirituals ou chants inspirés, dans lesquels les rétentions africaines sont de plus en plus évidentes. Les camps-meeting se passent en grande partie à l’insu des Américains blancs et du monde extérieur. C’est après la guerre de Sécession (1861-1865) que sortiront de l’anonymat ces spirituals propres aux Noirs, les negro spirituals.

Les work songs

Les chants de travail (work songs), qui se font selon la même formule responsoriale, sont un système indispensable pour scander le travail, tenir le coup, rester ensemble dans l’action, permettre à chaque esclave de garder le rythme. Ce système de call and response perdurera jusqu’à l’ère de la musique enregistrée. La traite des Noirs est interdite par un vote du Congrès américain, à partir du premier janvier 1807. L’esclavage est proscrit et disparaît effectivement dans le Nord: en 1830, il n’y a plus un seul esclave, tous les noirs sont libres et émancipés.

Situation des les états du sud des Etats-Unis

Dans les états du sud, le nombre d’esclaves est bien plus élevé. Les esclaves ne sont pas éduqués qu’il s’agisse de l’anglais ou de la religion car ils ne sont pas considérés comme des êtres humains. C’est seulement au 18ième siècle et surtout après la guerre d’indépendance (1776-1783) que la situation s’inverse et que tous les esclaves sont évangélisés avec des conséquences sur le plan musical. Les activités religieuses noires sont soumises à un contrôle très strict et à des limitations excessives. Au sein de la communauté, le preacher joue un rôle très important, il représente le médiateur entre les esclaves et le pouvoir, il sert à la fois de guide, de chef spirituel, de théologien, de professeur, d’orateur, de meneur de chants et souvent de leader politique. Beaucoup de spirituals traditionnels voient alors leurs paroles acquérir un sens nouveau. Les thèmes d’origine biblique déjà transformés en chants « folkloriques » dans les campagnes deviennent des appels à la terre promise, dont le deuxième sens signifie le Nord, c’est-à-dire l’émancipation et la liberté. La plupart des pasteurs et des prêcheurs noirs vont émigrer au Nord via le Underground Railroad.

 

L’underground Railroad

Environ 60 000 noirs gagnent le Nord ou le Canada entre 1830 et 1860, par ce moyen dénommé « Underground Railroad ». C’est une métaphore pour désigner le système par lequel des esclaves fugitifs étaient pris en charge dans leur voyage vers le Nord. On distinguait le « chemin de fer souterrain » avec des « gares » (relais), des « voies » (chemins diversifiés et multipliés pour minimiser les risques), des « chefs de train » (des guides qui risquaient leur vie en cas de capture par les chasseurs d’esclaves fugitifs) et des « chefs de gare » (organisateurs et coordinateurs). Ces évasions sont préparées par ces chants religieux à double sens (le double sens est une tradition africaine).

Un de ces chants disait :

« Come and go with me to my father’s house, there is peace(…)

We will all be free in my father’s house »

Ce qu’on peut traduire par:

Viens avec moi dans la maison de mon père (…)

On sera tous libres dans la maison de mon père »

Au sens premier, la maison de mon père signifie le paradis, au deuxième degré, il représente le Nord ou le Canada où les esclaves fugitifs pourront trouver la liberté. Pour ceux restés au Sud, la traite durera jusqu’aux premiers jours de la guerre de Sécession.

 

La situation après la Guerre de Sécession (1861-1865)

A la fin de la guerre de Sécession (1861 – 1865), l’esclavage est aboli sur tout le territoire et quatre millions de Noirs du Sud se retrouvent libres. Pendant une douzaine d’années, période dite de la « reconstruction », ceux-ci vont effectivement vivre avec ce sentiment de liberté. Cette manière musicale, qui emprunte le style des chansons populaires et qui est propagée par les évangélistes itinérants, est déjà appelée gospel songs. C’est l’expression collective et musical propre à la communauté noire américaine, basé sur un mélange de blues, de jazz, d’improvisation, de rétentions africaines avec un message d’espoir. Durant cette courte période optimiste, les Noirs vont déployer beaucoup d’efforts pour jouer la carte de l’intégration et de la reconnaissance. On va notamment constater un abandon brutal des caractéristiques les plus « africaines » des différents types d’expressions vocales au profit de formes plus accessibles et acceptables par la classe dominante. Les efforts d’émancipation et le rejet de leurs racines propres se manifesteront au sein de l’élite bourgeoise noire et de la classe moyenne. Ce point de vue « intégrationniste » est resté très fort: respectabilité, assimilation, réussite sociale, puritanisme, patriotisme. Les Noirs sont, malgré les problèmes raciaux qui n’ont jamais été résolus, devenus Américains.

Le Gospel

 Le gospel est un chant d’inspiration religieuse chrétienne. Il s’est développé en même temps que le jazz et le blues primitifs. Le gospel se développa d’abord chez les afro-américains et les blancs du sud, avant de conquérir le reste de l’Amérique et du monde. Le mot Gospel vient du mot God (Dieu) et spell (parole). Les Gospel Hymns sont une première étape des Gospel Songs de 1930. Ce sont des hymnes traditionnelles et des mélodies en vogue. C’est un courant, une mutation des chants rituels des protestants blancs. Depuis les années 1870, les instruments sont de plus en plus présents aux offices : Orgue, Harmonium, instruments à cordes, claquements des mains et mouvements du corps.

Le début du XXe siècle est alors une véritable effervescence artistique pour les Noirs.

Le Gospel, c’est avant tout le combat contre l’Amérique raciste. C’est un partage des souffrances des noirs émancipés mais toujours sous l’hégémonie blanche, surtout dans les États du Sud; d’où une très forte volonté de migration par des réseaux souterrains ou ferrés vers les grandes villes du Nord (Chicago, Detroit, New York). Ils ne s’engagent pas politiquement même s’ils restent fidèles au parti républicain, à Lincoln, leur « libérateur ».

Le Blues

Le Blues est une forme musicale vocale et instrumentale, dérivée des chants de travail et des gospels des populations afro-américaines. Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisque l’on en retrouve des traces dans le jazz, les big bands, le rhythm and blues, le rock and roll, le hard rock, la musique country, la musique pop, et même la musique classique. Les plus anciennes formes de blues provenaient du Sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle ; elles utilisaient des instruments simples, tels que la guitare acoustique, le piano et l’harmonica. W.C. Handy fut l’un des premiers musiciens à reprendre des airs de blues, à les arranger et les faire interpréter par des chanteurs avec orchestres. Il fut également l’auteur de morceaux parmi les plus célèbres, tel le fameux Saint Louis Blues. Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent à répéter un même vers deux ou trois fois.

Exemple :

« Woke up this morning with the blues down in my soul

Woke up this morning with the blues down in my soul

My baby gone and left me, got a heart as black as coal »

Les textes racontaient principalement la dureté de la vie et ses injustices, ce qui donna à tort au blues une réputation de musique du désespoir, alors que les paroles sont au contraire souvent joyeuses et pleines d’humour.

extrait de l’émission « rainbow request » de pete seeger où Bessie Jones chante « Lay Down My Life For My Lord » 

Les années 1920 et 1930 virent l’apparition de l’industrie du disque, et donc l’accroissement de la popularité de chanteurs et guitaristes tels que Blind Lemon Jefferson et Blind Blake qui enregistrèrent chez Paramount Records, ou Lonnie Johnson chez Okeh Records. Ces enregistrements furent connus sous le terme de race records (musique raciale), car ils étaient destinés exclusivement au public afro-américain. Mais les années 1920 connurent également des chanteuses de blues extrêmement populaires, telles que Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Victoria Spivey. Dans les années 1940 et 1950, l’urbanisation croissante et l’apparition des premiers amplificateurs menèrent à un blues plus électrique (tel que le Chicago blues), avec des artistes comme Howlin’ Wolf et Muddy Waters. C’est ce blues électrique qui donnera plus tard ses racines au rock and roll. Dans les années 1960, une nouvelle génération d’enthousiastes du blues apparaît en Europe et en particulier en Angleterre.

Les principaux acteurs de ce que l’on appelle alors le British Blues Boom (ou le Blues Revival) sont les Yardbirds, les Bluesbreakers menés par John Mayall ou encore les Animals et incluent de nombreuses stars de la pop et du rock à venir Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck (tous trois membres successivement des Yardbirds) qui intègrent à leur musique des influences psychédéliques et pop.

L’interprétation que les artistes de cette génération donnèrent au blues aura plus tard une influence très forte sur le développement du rock and roll. Depuis lors, le blues – tant traditionnel que contemporain – a continué d’évoluer à travers le travail de Robert Cray, Bonnie Raitt et bien d’autres. D’un point de vue technique, le blues repose sur trois éléments :

le rythme, l’harmonie et la mélodie. Le Gospel et le Blues, chants de douleurs, ont été au bout de quelques années, détrôné par un genre musicale, possédant un swing (qui bouge), et une joie de vivre : Le Jazz

Contexte historique de l’époque: la ségrégation

Les afro-américains ont crée le jazz en mélangeant leurs cultures traditionnelles et toutes les influences que les Etats-Unis ont pu leur apporter. Le style New-Orleans est la première musique noire a s’être fait connaître tout autour du monde. Les années 1920 et 1930 on fait du New-Orleans une musique populaire mais la ségrégation est présente (les noirs jouent pour les blancs).

Contexte de l’époque

Pour commencer,  historiquement, le jazz est apparu, au lendemain de la première guerre mondiale, comme le mode d’expression privilégié du groupe négro-américain. Celui-ci intervient dans la vie quotidienne des Noirs américains.

Ainsi, le jazz, création typiquement noire américaine, va être utilisé pour redonner une identité aux Noirs américains et leur rappeler leur histoire, leur combat, leur souffrance.

Le jazz a toujours été très proche de l’histoire des Noirs et les instruments y sont moins étudiés en fonction de leurs données spécifiques que de leurs possibilités expressives. C’est pourquoi il n’est pas étonnant que le jazz soit un terrain propice pour exprimer les révoltes et les inégalités.

De plus, la situation du jazz dans les années soixante est la même que celle des Noirs américains, c’est à dire, pour reprendre le terme de Stokely Carmichael (militant du Black Power et diplômé de l’université noire de Howard) que le jazz est une musique inventée et jouée par les Noirs mais culturellement et économiquement «colonisée» par les Blancs. Tout au long de son histoire le jazz a été imité par les Blancs ce qui donnait lieu à des caricatures commerciales en opposition au vrai jazz noir dit « hot ». Car ce qui n’est pas accessible au Blanc, c’est l’appartenance à une double culture (américaine et africaine). Le Blanc n’a pas vécu la déportation, il n’a pas été contraint d’ingérer une masse d’éléments exogènes comme la religion, le système social, le langage, l’écriture, la morale, la culture, l’idéologie. Au final, Le jazz est une musique de tension, de divisions et de blessures non refermées.

Les Blancs exploitent les créations culturelles spécifiques du peuple noir américain et voient ainsi l’influence blanche partout et « ne peuvent donc pas accepter que les Noirs puissent être les seuls innovateurs du jazz ». D’autant plus que ce sont les Blancs qui détiennent la majeure partie des institutions économiques du monde du jazz (agence de réservation, compagnies d’enregistrement, boîtes de nuit, festivals, magazines, stations radio…). Les Noirs ne possèdent que leur talent. La situation coloniale est donc la suivante : les musiciens noirs travaillent pour enrichir ceux qui possèdent les moyens de production et de promotion.

Histoire du Jazz

C’est l’enregistrement du premier disque en 1917 par l’Original Dixieland Jass Band qui marque la naissance officielle du jazz.

L’apparition des salles de danse influença beaucoup le milieu du jazz : les musiciens se firent plus nombreux, puisqu’ils commençaient à pouvoir vivre de leur musique, et le jazz – comme toutes les musiques populaires des années vingt – adopta le rythme 4/4 de la musique de danse.

L’époque du Swing :

Au milieu des années 1920 jusqu’à l’avènement du bebop dans les années 1940, on a vu l’essor d’un courant musical appelé l’« ère des big bands », « époque du swing », « swing », ou la période de middle jazz (jazz du « milieu »). Il est surtout caractérisé par le développement des grands orchestres et big bands et du swing.

Cette période marqua la naissance de l’orchestre de Duke Ellington, au Cotton Club, ainsi que de l’orchestre de Count Basie, formé à partir de plusieurs groupes de Kansas City. La danse évolua avec la musique, ainsi naquit au début des années 30 dans la communauté noire-américaine le Lindy Hop qui devint un phénomène national dès 1935, avec la popularisation des big bands blancs avec en particulier Benny Goodman.

L’époque du Swing

Au milieu des années 1920 jusqu’à l’avènement du bebop dans les années 1940, on a vu l’essor d’un courant musical appelé l’« ère des big bands », « époque du swing », « swing », ou la période de middle jazz (jazz du « milieu »). Il est surtout caractérisé par le développement des grands orchestres et big bands et du swing.

Cette période marqua la naissance de l’orchestre de Duke Ellington, au Cotton Club, ainsi que de l’orchestre de Count Basie, formé à partir de plusieurs groupes de Kansas City. La danse évolua avec la musique, ainsi naquit au début des années 30 dans la communauté noire-américaine le Lindy Hop qui devint un phénomène national dès 1935, avec la popularisation des big bands blancs avec en particulier Benny Goodman.

La révolution Be-bop

Dans les années 1940, plus précisément 1944-1949, de nombreux musiciens d’orchestre se lassent de la rigidité des big bands et de la structure swing. Ils se réunissent en petits groupes après les concerts ou les sessions d’enregistrement avec des orchestres plus importants et laissent libre cours à leur virtuosité sur des rythmes très appuyés. C’est la naissance du be-bop qui marque une évolution importante axée sur l’habileté technique des musiciens et une plus grande complexité rythmique et harmonique, amenée entre autres par le saxophoniste Charlie Parker (surnommé Bird), le trompettiste Dizzy Gillespie et le pianiste Thelonious Monk. Ce fut un changement majeur pour le jazz : de musique de dancing, il devenait un art intellectuel de premier rang.

 

Le free-jazz

À la fin des années 1950, John Coltrane et Ornette Coleman impulsent une nouvelle évolution qui ouvre la voie au Free jazz, illustré par Archie Shepp, Albert Ayler, Pharoah Sanders, L’Art Ensemble of Chicago et de nombreux autres.

Le free jazz se démarque par rapport à la plupart des traits coutumiers du jazz par la structure des morceaux, la fonction et les rapports des instruments, les conceptions rythmiques, le rapport du musicien à son public et aux autres musiciens. Cette série de changements met non seulement en cause un ordre musical mais aussi un ordre culturel. Par un mouvement double, le free jazz entreprend une ré-appropriation des éléments nègres de la musique afro-américaine en même temps qu’il s’ouvre complètement à toute possibilité d’enrichissement, musical et extra-musical, que lui proposent les codes musicaux situés au-delà du champ d’action supposé du jazz. En un mot, le free jazz se distingue du jazz par un ensemble de traits dont le thème, les instruments, l’improvisation, le rythme et les différents emprunts aux musiques  » étrangères « .

Le free-jazz a joué un rôle important comme moyen d’expression de la lutte des Noirs américains. En effet, les musiciens de free jazz sont tous impliqués plus ou moins directement dans le développement des luttes noires et des mouvements politiques, parce que tous ont à subir la même oppression : l’exploitation économique et le racisme. Ainsi, en 1965, Archie Shepp disait :  » Nous sommes tous convaincus que les formes de la musique de jazz doivent être développées afin de coïncider avec un contexte artistique, social, culturel et économique entièrement nouveau. On ne peut nier que les origines de la musique et ses développements ultérieurs prennent leurs racines dans les structures sociales.

Pour les musiciens du free jazz, la part politique de leur musique semble aller de soi.  » Pour les Noirs américains, leur culture, leur art, leur musique sont produits et vécus comme moment du tout social, dont ils témoignent directement. Quelques déclarations de musiciens qui témoignent de la conception noire de la musique :  » Je pense que la musique est un instrument. Elle peut créer des formes de pensée exemplaires qui changeront la pensée des gens. « (John Coltrane).  » Cela a toujours été une tradition pour les artistes afro-américains d’exprimer leur point de vue et leurs revendications humaines, sociales et politiques dans leurs œuvres musicales et poétiques, par exemple Huddie Ledbetter, Bettie Smith et Duke Ellington.

 

John Coltrane – « Afro Blue » en 1963

http://www.dailymotion.com/swf/k2aLj8706BZMkfjg&related=1

Pour conclure, le jazz correspond à la reprise et à la radicalisation (musicalement, culturellement et politiquement) de l’ensemble des différences entre noirs et blancs. L’étude du phénomène du jazz permet de découvrir l’autre rôle de la musique que le  » pur divertissement  » : le rôle militant. En temps que musique militante, le jazz fait prendre conscience aux masses noires de la nature de l’exploitation qu’elles subissent quotidiennement et douloureusement en diffusant la culture noire et en valorisant les œuvres noires.

Le jazz témoigne de la situation, des luttes noires et réagit contre le détournement de la musique noire au profit des intérêts blancs. Mais il ne faut pas oublier que si le jazz est une musique militante, elle reste une musique populaire dans tous les sens du terme, en phase avec la communauté noire, traversée par des croyances aussi bien politiques que religieuses ou esthétiques. L’enracinement de cette musique reste culturel et l’existence d’un public en mesure de l’apprécier est son corollaire.

 

Les différents courants musicaux schématisés

Le Combat pour les droits civiques

 La lutte contre le système ségrégationniste et les lois Jim Crow

Même si la guerre a mis fin à l’esclavage, elle a laissé des rancoeurs dans les Etats du Sud pendant des dizaines d’années et le système ségrégationniste s’installe aux Etats-Unis surtout dans le Sud. Ce système consistait à séparer les afro-américains des blancs qui étaient, à l’époque, considérés comme une race supérieure à celle des noirs américains. Les Afro-américains ne pouvaient pas manger dans les mêmes restaurants que les blancs,  pas aller dans les mêmes écoles, monter dans les mêmes bus ou trains ni même aller dans certain quartier d’une ville.

Les lois Jim Crow

Les politiques de ségrégation sont appliquées légalement dans le Sud par peur du métissage et par la psychose du viol des femmes blanches par les Noirs.
Les lois Jim Crow, une série de lois ayant pour but de restreindre la plupart des droits accordés aux anciens esclaves,  ont instauré le développement séparé mais égal, c’est-à-dire la ségrégation dans les lieux publics mais aussi dans les écoles et dans les transports publics.
Les Noirs sont aussi victimes de violences, de lynchages et de haine par des organisations terroristes comme le Ku Klux Klan. Les blancs du Sud étaient, pour la plupart, très racistes et avec la complicité de la police, n’hésitaient pas à brûler les maisons ou fermes des noirs voire à les battre à mort.

Les artistes Noirs n’ont pas attendus l’avènement de la musique soul pour exprimer leur désarroi. Le Blues faisait l’écho de la pauvreté rurale des Noirs dans le Sud des Etats-Unis durant la 1ère moitié du XXe siècle. Mais les commentaires des chanteurs de blues passe le plus souvent par l’ironie ou la métaphore. Ce n’est pas le cas de la soul qui adopte dès les années 60 un ton revendicatif symptomatique des changements qui sont en train de se produire au sein de l’Amérique Noire. La différence ne s’arrête pas la : alors que le blues est le moyen d’expression privilégié d’un prolétariat noir d’origine rurale, la soul s’intéresse en priorité aux nouvelles classes moyennes urbaines et s’inscrit dans un élan collectiviste comme on peut le retrouver dans le Gospel dont elle a hérité des traits musicaux. Elle rompt avec l’individualisme du blues. Bien des décennies plus tard, l’apparition du Hip Hop remettra cet individualisme au goût du jour.

La lutte contre la ségrégation raciale et les figures emblématiques de cette lutte

Les premières mesures contre la ségrégation sont prises dans les États du Nord après la Seconde Guerre mondiale  (compte tenu de l’effort de guerre des Afro-américains dans l’armée).
La ségrégation raciale a été combattue par des militants pacifistes et non-pacifistes pour les droits civiques des afro-américains de la fin de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à l’adoption du Civil Rights Act et du Voting Rights Act.

Rosa Parks

Elle devient célèbre quand le 1er décembre 1955,  dans la ville de Montgomery en Alabama, elle refuse d’obéir au conducteur de bus qui lui demande de laisser sa place à un Blanc et d’aller s’asseoir au fond du bus. Elle est arrêtée par la Police, condamnée mais fait appel de ce jugement (c’est la célèbre affaire du bus). Elle vient de donner une impulsion décisive au mouvement des droits civiques qui va révéler un nouveau leader pacifique …
Martin Luther, alors méconnu, lance une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui va durer plus d’un an (381 jours).
Les tribunaux fédéraux déclarent finalement illégale la ségrégation dans les transports : la victoire est acquise, grâce à la non-violence et à l’appui des blancs libéraux.

Martin Luther King

Un des plus grands orateurs et hommes politiques américains devient à cette époque là, le porte-parole de la communauté Afro-américaine.

 

Martin Luther King Jr est né à Atlanta, États-Unis le 15 janvier 1929. C’était un pasteur baptiste afro-américain, militant pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis et un activiste politique.Martin Luther King a tout de suite compris qu’il fallait se servir des médias comme relais pour la lutte contre la ségrégation et pour les droits civiques élémentaires des Afro- américains.

Il lance des campagnes de boycott, organise des manifestations, des sit-ins dans des endroits réservés aux Blancs, des marches et autres actions de protestations non violentes qui entraîneront une très grande couverture médiatique du conflit. Les articles de journaux et les reportages télévisés montrant les privations et humiliations des Afro-américains dans le Sud, la violence et le harcèlement des ségrégationnistes envers les militants des droits civiques, se multiplient. Cela provoque une vague de sympathie au sein de l’opinion publique pour le mouvement des droits civiques qui devient le sujet au cœur du débat politique.

28 août 1963 : Il organise et dirige la marche vers Washington.

La marche fait des demandes spécifiques : fin de la ségrégation dans les écoles, législation sur les droits civiques élémentaires, droit au travail,  droit de vote des Afro-américains, et protection des militants des droits de la violence policière.législation sur les droits civiques élémentaires, droit au travail,  droit de vote des Afro-américains, et protection des militants des droits de la violence policière.

En dépit des tensions, la marche est un énorme succès réunissant plus de 250000 personnes face au Capitole.
Martin Luther prononce alors l’un des plus célèbres discours devant le Lincoln Memorial : « I have a dream »  (J’ai un rêve)
Dans cet illustre discours, point d’orgue de son combat, il manifeste sa volonté et son espoir de connaître une Amérique fraternelle.

Ce discours puissant de Martin Luther King a été une source d’inspiration et d’espoir, non seulement pour les millions de Noirs américains victimes de la ségrégation, mais aussi pour tous ceux, Noirs ou Blancs, Américains ou non, qui refusaient de désespérer de l’humanité.

Et comme souvent, la musique s’est voulue l’interprète de tous les rêves, et de tous les espoirs.

Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale alors très forte aux États-Unis et pour la paix.

Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis.

La plupart des droits pour lesquels il s’est battu ont été promus par la loi américaine : « le Civil Rights Act » de 1964 et « le Voting Right Act » de 1965 sous la présidence de Lyndon B. Johnson.
Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux Etats-Unis.

La musique véhiculant les discours de Martin Luther King

Fort de sa notoriété et de sa propre expérience, James Brown commence a véritablement s’impliquer dans les droits civiques au milieu des années 60. Il se lance dans cette aventure avec la même énergie dynamique que ses concerts. Les chants de gospel traditionnels deviennent des chants de luttes à l’image de « We’ll never turn back »qui est l’hymne du Mississippi Summer Project en 1964, un programme visant à faire s’inscrire les électeurs noirs sur les listes électorales dans l’état le plus ségrégationniste des Etat-Unis.
A Chicago, Little Milton compose « we’re gonna make it »car la communauté noire américaine commence à se dire que les temps doivent changer. En 1965, Martin Luther King organise une marche dans la ville de Selma à Montgomerry en Alabama, afin de protester contre la discrimination à l’inscription sur les listes éléctorales. Les groupes adaptent leurs répertoires a l’image des staple singers, qui passent par la même occasion du gospel à la soul, avec le titre « freedom highway », dédiée a cette marche.

Les artistes de l’époque décrivent les réalités quotidiennes de la vie. Ces artistes participent à leur manière à une évolution des rapports entre blancs et noirs. Comme toutes les vedettes du show business noirs américains, James Brown respecte beaucoup Martin Luther King. Il rejoint, accompagné de son père, les rangs de la National Association for the Advancement of Colored People présidé par Roy Wilkins, présent au coté de King lors de la marche de Washington. Plus modéré que certains de ses collègues mais tout aussi déterminé, Wilkins fait une apparition sur la scène de l’Apollo (le Théâtre Mythique de Harlem) en 1966 et les deux hommes se rencontrent pour la 1er fois. La notoriété de James Brown a désormais dépassée le stade de revanche sur la vie et lui sert à donner l’exemple pour tous les Noirs qui viennent le voir en concert et qui achètent ses disques.

Malcolm X et le Black Power

Dans les années 60, l’activisme Noir se développe dans les villes du Nord, avec les Black Muslims (Nation of Islam) dont de Malcolm X devient le leader. Grand meneur militant du mouvement nationaliste noir,il est pendant une période le porte-parole national de Nation of Islam. Malcolm X soutient la fierté noire (Black Pride), l’autosuffisance économique et l’identité politique de la communauté afro-américaine (Black Nationalism).

A l’opposé de l’intégration non violente pronée par Martin Luther King, le radicalisme de Malcom X s’adressait essentiellement aux jeunes du ghetto avec pour devise de parvenir à leurs fins par tous les moyens possibles y compris la violence qui se soldera par son assassinat en 1965. Malcom X dira « Il faut reconnaître tout être humain, sans chercher à savoir s’il est blanc, noir, basané ou rouge ; lorsque l’on envisage l’humanité comme une seule famille, il ne peut être question d’intégration ni de mariage inter-racial. »

A l’opposé du radicalisme des blacks panthers, James Brown incarne l’esprit d’entreprise noir, alors que partout dans le reste du pays et dans le sud en particulier, les acquis civiques n’améliore pas forcement les conditions socio-économiques des noirs américains.

Naissance du Funk:

Cette même année, la guerre du Vietnam éclate. En Amérique, la tension monte tandis que Mohammed Ali refuse sa conscription, Martin Luther King condamne cette guerre. Les campus universitaires sont en ébullition. D’autre part, la situation économique et sociale des Noirs se dégrade.  Cette tension culmine au cours de l’été 1967 avec les émeutes meurtrières de Newark et celle de Detroit où des dizaines de personnes sont tués. C’est au plus fort de ces émeutes que James Brown va révéler le Funk à toutes les oreilles américaines en renforçant la base rythmique de sa musique exprimant ainsi la tension sociale régnant alors.

Le 4 avril 1968 King est abattu alors qu’il était venu soutenir les éboueurs locaux de Memphis.

Cette tragédie précipita, après 4 années pleines d’espoir, le déclin des relations raciales entre Noirs et Blancs Des émeutes urbaines éclatèrent alors dans les grandes villes du pays : dans le quartier de Watts a L.A. , à Detroit. Certains quartiers de Memphis furent littéralement ravagés par cette explosion de violence.

La disparition de King fut considérable pour la musique soul jetant a bas la ferveur intégrationniste de toute une époque. Partout en Amérique et surtout dans le sud, cet événement tragique marqua le déclin de la soul sudiste, où régnait une collaboration merveilleuse entre musiciens, chanteurs et producteurs noirs et blancs. L’assassinat de King précipitera l’avènement du funk, plus violent, charnel et brut, reflet des aspirations des centres urbains noirs pour une musique plus profane encore que la soul, mais surtout rigoureusement plus noire dans ses rythmes, ses sonorités et son message.

Le lendemain de l’assassinat de King, James Brown devait jouer a Boston, une ville conservatrice et blanche pas forcement connue pour l’intégration de ses minorités ethniques. Face aux émeutes qui embrasait le cœur de la plupart des grandes villes américaines et notamment le quartier noir de Roxbury, le maire de Boston proposa que le concert soit diffusé a la télévision afin d’inciter les émeutiers à rester chez eux. Sollicité par les autorités municipales le soul brother n°1 accepta que soit retransmis son concert du vendredi 5 avril au Garden. Il profita de cette occasion pour s’imposer en leader noir : « Restez a la maison,ne faites rien qui puisse déshonorer King, j’ai commencé en cirant des chaussures en face d’une station radio,Aujourd’hui celle-ci m’appartient.Vous savez ce que c’est ? C’est le Black Power,la puissance noire. »

Le Rhythm’n’Blues

Aux origines, le Rythm and Blues (rythme et mélancolie) désignait la musique issue du Gospel et du Jazz créé par les musiciens noirs américains. Le terme serait en fait apparu pour remplacer celui de race music utilisé auparavant par les commentateurs blancs et jugé trop insultant.

Apparu dans les années 40, le rythm and blues et sa petite soeur la soul gagnent progressivement du terrain, permettant aux sons nés des Eglises noires américaines de trouver un autre terrain d’expression. Ce n’est que dans les années 60/70 qu’apparaît le terme R&B.

Le Rhythm and Blues n’est rien d’autre que du Blues auquel on a ajouté le rythme ; il s’agit de blues « qui balance », il ne reflète pas de tristesse ou de mélancolie comme son nom le laisserait entendre mais, au contraire, vous fait oublier vos soucis et vous entraîne à danser. Le Rhythm and Blues évolua au fur et à mesure des années; dans les années 1950, l’étiquette « Rhythm and Blues » recouvre toute une palette de musiques différentes ; de cette manière les ballades chantées des groupes de Doo-Wop, les morceaux de Jazz Barrel House ou encore le Jump Blues sont autant de styles différents pouvant se regrouper sous l’expression R’n’B. Débarqués dans les années 1950 à Chicago en provenance des plantations du Mississippi, c’est à Muddy Waters et Howlin’ Wolf que l‘on doit certains des disques Rhythm and Blues les plus marquants, avec leur sonorité sobre et moderne ainsi que des solos de guitare électrique qui préfigurent ceux des Rolling Stones. Ainsi, le Rhythm and Blues apparaît comme le précurseur du rock ; en effet, des artistes tels que Duke Ellington avec son « Rockin’in Rhythm » ou encore la chanteuse de blues Trixie Smith avec « Rocks Me With One Steady Roll » font du rock sans le savoir. Même si le Rythm and Blues n’a pas influencé directement la société, il a contribué a la création du rock, qui a lui a fortement influencé la société.Au-delà du rock, le Rhythm and Blues a été l’élément déclencheur d’une multitude d’autres styles de musiques comme la Soul, Funk, Disco,…

La Soul
À la fin des années 50 apparaît la soul (ce qui signifie âme en anglais). Elle est considérée comme un retour du Rhythm and Blues aux racines dont il est issu. La musique gospel est particulièrement mise en avant dans ce genre de musique. Le terme «Soul» apparaît pour la première fois dans les titres de deux albums de Ray Charles (qui est le créateur de la Soul) : Genius + Soul = Jazz en 1961 et Soul Meeting en duo avec Milt Jackson en 1962. Le développement de la « Soul music » a été stimulé par deux phénomènes principaux: l’urbanisation du Rhythm and Blues et la sécularisation, la laïcisation du gospel. Ce tout, permit à cette musique noire d’être écouté par des Blancs qui n‘ont pas été séduit par le Rock, populaire à l’époque mais trop agressif pour certaines personnes. La soul n’est, en réalité, que du Rhythm and Blues agrémenté d’une bonne dose de gospel; ce mélange a pu s’effectuer grâce a des artistes comme Ray Charles ou encore Sam Cook.

Le terme Soul renvoie à la capacité d’un interprète à mettre toute son âme et sa conviction dans une chanson, par opposition aux émotions superficielles exprimées par la musique pop. Dans les années 1960, pour un public noir aussi bien que blanc (qui commence rapidement à écouter la musique noir) à la recherche de valeurs « authentiques », les chanteurs capables de cette sincérité, de cette spontanéité sont la preuve qu’on peut vivre intensément, et autrement qu’en consommant biens et services. C’est ainsi que la soul jouera un rôle fondamental dans le mouvement hippie du début des années 1960. Toutefois, la musique soul a, peu à peu, laisser la place au rock psychédélique et s’est, au fur et a mesure du développement du mouvement hippie, effacée de cette sous culture. Cependant, la musique soul ne meurt pas ; au contraire, elle connaît un très grand succès durant tout le long des années 1960. La musique apparaît alors comme un excellent moyen pour faire passer ses revendications : Aretha Franklin, fille d’un pasteur de Detroit, chante dans Do Right Woman – Do Right Man son besoin d’un homme qui ne la considère pas comme une femme-objet ou, quand Otis Redding exige R-E-S-P-E-C-T; leurs revendications sortent en effet du cadre des relations amoureuses : elles sont politique; ce qui montre l’influence que la musique soul pouvait avoir. Des artistes comme Ray Charles, Stevie Wonder, … ont fait et font la célébrité de la Soul.

Otis Redding – « Shake »

Le Funk

Durant les années 1960, la soul évolue et se mélange avec d’autres styles musicaux tels que le Rock, le Rhythm and Blues ou encore le jazz pour former le Funk. Le mot «funk» vient de l’argot « stink » (puer en français) pour définir un style dépouillé, sans ornement. Elle repose sur des rythmes groovy. Les fondateurs du funk sont des artistes comme Maceo, Melvin Parker ou encore comme le groupe The Meters. Néanmoins, la figure emblématique de la musique funk reste James Brown. Au début des années 1960, le Funk garde encore une bonne part des ses racines Rythm and Blues et Soul ; les paroles des chansons insistent alors beaucoup sur la défense des noirs. James Brown en sera la figure emblématique, il fut d’ailleurs surnommé « The Godfather Of Funk » (littéralement le parrain de la funk) ou aussi ‘’The Godfather of Soul‘’.
« Say it loud ! I’m Black and I’m proud ! » : « Dis-le haut et fort ! Je suis Noir et j’en suis fier ! ». En ces années 60 finissantes, la chanson de James Brown claque comme un slogan dans une Amérique où l’intégration est en péril, mais cette chanson fut célèbre pour sa portée morale au peuples noirs et blancs, après la sortie de cette chanson, les émeutes raciales cessèrent.
Un autre style de funk se développe vers la fin des années 1960 et jusque dans les années 1970, influencé par le rock ; c’est alors qu’apparaît la funk psychédélique : la P-Funk, influencée par George Clinton qui mélangera toutes les influences du moments à un groove accrochant. Puis des groupes fleurirent tels que Parliament, Funkadelic ou encore P-Funk Allstars.

Le Disco

Le disco apparaît au début des années 1970. Son nom est une abréviation du mot « discothèque » , des clubs dans lesquels on ne passait que de la musique pour danser. Ce style d’abord écouté exclusivement la par les noirs américains se propagera rapidement grâce aux Nightclubs (boîtes de nuit) dans le monde entier comme le Studio 54 de New York.

Toutefois la diffusion du Disco ne s’est pas faite seulement grâce à cela; en effet, les phénomènes qui ont contribué au succès de ce style de musique sont divers : les minorités raciales, les noirs américains ainsi que les hispano-américains ont dépassé les blancs dans l’achat de vinyles et de matériel audio l’indépendance grandissante des femmes dans les domaines de la finance ou des loisirs la libération gay, la révolution sexuelle.

L’année 1975 fut l’année durant laquelle le disco devint réellement populaire avec des tubes tels que « The Hustle » de Van McCoy ou « Love to Love you baby » de Donna Summer. De même, le film Saturday Night Fever sorti en 1977 connut un grand succès aux quatre coins monde et fut l’une des raisons principales de la popularité du disco.

Ainsi, le disco qui, à la base, était une musique jouée et écoutée exclusivement par les noirs américains est devenu progressivement – ce, grâce à divers phénomènes – une musique populaire écoutée par tout le monde mais aussi jouée par tout le monde avec des groupes et des chanteurs noirs comme Gloria Gaynor, Donna Summer, Barry White ou Chic mais aussi par des groupes et chanteurs blancs tels que les Bee Gees, Cerrone ou encore Patrick Hernandez (qui a signé l’énorme « Born to be Alive » en 1979). Néanmoins, la période de gloire du disco aux États-Unis ne fut que de courte durée; en effet, après le très grand succès de « Saturday Night Fever », les maisons de disques se sont mises à « fabriquer » des chanteurs discos ce qui lassa rapidement la population. Même si les artistes disco gay, noirs et européens continuèrent à produire des tubes pour les dancefloors (pistes de danses) il se créa un mouvement anti-disco caractérisé par une volonté de renouer avec le Rock car le lien entre le disco et la culture et gay devint soudainement embarrassant pour la population blanche. Celle-ci se justifiait la plupart du temps en soulignant l’aspect efféminé de la musique et de la danse disco; cela eut pour conséquence l’apparition d’un réel « combat » entre le Disco et le Rock. Ce qui se passa en 1979 est un exemple de cette réaction violente de la part de la population blanche; en effet, une radio de Chicago organisa une soirée portant sur le thème anti-disco: « The Disco Demolition Night » ou la nuit de la démolition du disco. Les personnes soutenant ce mouvement anti-disco brûlèrent, à la suite de cette soirée, des enregistrements de musiques discos; ce qui dégénéra d’ailleurs presque en une émeute. L’influence du disco sur la population fut donc assez considérable.

KC and The Sunshine Band – « That’s The Way (I Like It) » en 1975

Le Rhythm’n’Blues s’est au fur et à mesure du temps transformé jusqu’au Disco, qui lui-même a subit des transformations. Tout les genres de musiques, que nous avons étudiées, ont utilisées les grands médias culturels comme la radio et plus tard la télévision; c’est de cette manière que tout ces différents genres de musiques ont influencé la culture de masse mais avec une intensité différente pour chaque type de musique. À partir, de cette époque, la Musique Noir est à part entière intégré dans la société blanche États-Uniennes.

Le RAP

Le RAP dont les initiales signifient parfois « Rhythm And Poetry » ou « Rock Against Polices » (une contestation de la population envers la police), est reconnaissable par son phrasé syncopé, presque parlé. Il prend forme dans les quartiers de New York comme le Bronx à la fin des années 70 et fait ses premières émules aux USA, au début des années 80. Les paroles, souvent revendicatives et réalistes, sont la plupart du temps soutenues par un beat (morceau de musique) en boucle, un sample (un échantillon de plusieurs musiques, souvent Funk) et parfois des scratches. Conçu par et pour le ghetto noir américain, le rap est avant tout une musique basée sur une constante innovation, sur un refus de toute institutionnalisation; une musique contestataire (comme le Rock, d’où les initiales R.A.P), une musique où l’originalité est un facteur déterminant pour se faire connaître. Le rap est une musique politisée, à l’image de groupes comme Public Enemy, parfois violente comme NWA (coté West Coast) ou Run-DMC (coté East Coast).
Le principe du rap est d’exploiter le tempo à nu. Le personnage central est le DJ (Disc Jockey). Il anime les soirées avec ses disques mystérieux accompagnés du MC (Maître de cérémonie) qui encourage les spectateurs à danser en parlant au rythme de la musique. Comme le célèbre DJ Premier, membre du groupe Gangstarr depuis 1988 et MC Hammer qui a connu son heure de gloire avec son single « U can’t touch this » en 1990. Le rap remonte à la fin des années 1960 avec l’apparition des Last Poets, un collectif de jeunes noirs militants ayant mis leur rage en rimes et en percussions afin de transmettre leurs messages révolutionnaires. Les principales influences musicales sont bien évidemment la soul, la funk et le rhythm’n’blues qui rythmaient les parties de chaque quartier ; mais aussi le jazz pour son sens de l’improvisation et sa remise en cause des schémas mélodiques classiques. Tous les premiers DJ ont débuté en enregistrant sur des vinyles de James Brown.
Le rap devient alors un moyen pour le rappeur au micro de prêcher sa parole en face d’inconnus et de tenter de les convaincre, quel que soit le message. Les idées sont dès lors courtes, ce sont des flashs sonores et des significations qui fusent, des chocs répétés de mots courts ou longs à la phonétique proche destinés à frapper l’auditeur.

RAP et Hip-Hop

Le mouvement Hip Hop est composé d’éléments indépendants les uns des autres, constituant avant tout un mode de vie, un état d’esprit et une façon de s’intégrer. Relatant les principes d’Afrika Bambaataa, les mots d’ordre sont PAIX, AMOUR et UNITE.

Il prône des valeurs positives comme le respect de soi et des autres, la tolérance, la connaissance de soi et le positivisme. Le principal objectif du Hip Hop aura été de canaliser la violence engendrée par les jeunes des gangs noirs et hispaniques et de la transformer en une énergie plus constructive, notamment par des compétitions artistiques.
Le Hip Hop est donc un mouvement culturel du fait qu’il englobe une multitude d’aspect et d’expressions artistiques, différentes mais complémentaires. Dans un premier temps, le Hip Hop a été la culture autour de laquelle les communautés afro-américaines et Portoricaines se sont regroupées. Le Bronx compte en effet une large communauté portoricaine, qui dans les années 1970 était fan de disco. Néanmoins, initialement les communautés noires et hispaniques étaient séparées par une barrière culturelle que le Hip Hop a abattue. Les portoricains et les noirs ont beaucoup de choses en commun, notamment liées à leur patrimoine génétique (leur couleur de peau, …).

La popularité de la musique a aidé l’intégration de la culture Hip Hop aux États-Unis, ainsi qu’à l’étranger. Un mouvement culturel s’est dès lors formé. Il regroupait et regroupe toujours, bien évidemment les activités concernant la danse (Breakdance, DJ’ing, MC’ing), le graffiti et un caractère nouveau qui est la mode vestimentaire. Elle se décrit par le port de vêtements larges comme le baggy, baskets et casquette. Aujourd’hui, ce style vestimentaire est adopté par un grand pourcentage de jeunes à travers le monde entier qu‘ils soient blacks, blancs, beurs, jaunes, …
Le mouvement Hip Hop touche de plein de fouet les jeunes de la rue qui considéraient auparavant que l’art était réservé à une élite. La musique a également joué un rôle primordial en donnant au RAP ses lettres de noblesse et en ouvrant cette musique à un public plus large. Ce public était très ciblé puisqu’il comprenait les jeunes des banlieues vivant dans les cités et n’ayant pas d’accès à la culture dont les médias parlent. C’est une véritable culture qui fait maintenant partie intégrante de la culture américaine mais aussi de la culture musicale internationale qui persistera tant qu’il y aura des injustices à dénoncer. Le Hip Hop est aujourd’hui nivelé, enrichi et développé : c’est la culture de toute une génération. Cette nouvelle forme d’expression artistique qui a donc débuté dans la rue, au pied des tours, se retrouve à présent sur les grandes scènes nationales (Casino de Paris, Théâtre Mogador, Zénith de Paris) et dans les festivals dont certains lui sont consacrés. Bien plus qu’un effet de mode, le Hip Hop est devenu un état d’esprit, une façon de vivre auxquels les jeunes de tout horizons s’identifient.

Le poids économique de la Black music dans le Monde

Après s’être intéressé aux principaux genres musicaux de la black music, on fera un bilan sur le poids économique et la place que les afro-américains ont dans la musique.

La Motown

La maison de disque « Motown » (aussi le label de Universal Music Group) est crée par Berry Gordy, un producteur afro-américain, crée en 1958 à Détroit, avec l’argent qu’il a gagné en écrivant et produisant ses chansons.
Le nom « Motown » est la contraction de Motor Town (signifiant la ville du moteur): c’est le surnom de Detroit qui est, au départ, la capitale de la production automobile. A ses débuts, la Motown a pour but d’attirer à la fois le public noir et le public blanc avec les chansons de soul et de rhythm and blues. La maison de disque concurrente est Stax, mais celle ci appartient à un blanc. Gordy produit en majeure partie des afro-américains; il les entraine à être reconnus dans le Monde, malgré le racisme. Cependant, le producteur est entouré d’employés blancs.
En 1959, le premier tube sorti sous le label Tamla Motown (une filiale de la Motown) est Money (That’s What I Want) de Barrett Strong et arrive directement numéro 2 dans les classements (charts). En 1972, il déménage l’ensemble de la maison de disque à Los Angeles puis il réorganise l’entreprise en créant la Motown Industries. Gordy y fonde un véritable conglomérat de l’industrie du divertissement, comprenant des maisons d’édition (Jobete Music), de films, de ma télévision, de spectacles (Talent Management) et de disque. L’industrie du disque (en général) connait beaucoup de succès depuis la création de la Motown car celle ci est à l’origine de la diffusion mondiale de la musique afro-américaine. Pour 61 millions de Dollars, Gordy vend ses interets de Motown Records à MCA et Boston Ventures en 1988.
Grâce à la Motown et son producteur, des artistes comme Diana Ross et The Supremes, The Four Tops, Martha and the  Smokey Robinson, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Pointer Sisters, Edwin Starr, The Temptations ou encore Jackson 5 ont pu être autant reconnus.

Aujourd’hui, la Motown est la maison de disques la plus productive et la plus influente de l’histoire de la musique afro-américaine.

Plus généralement, de nos jours…

Aux Etats-Unis comme en Europe, depuis 2000, l’arrivée de la High Tech a été favorable pour ses fans mais pas pour l’industrie musicale. Internet devient la nouvelle source de culture et le téléchargement prend une ampleur considérable: les ventes de disque s’effondrent: 40 milliards de Dollars en 1996, puis 35 milliards en 2000, 25% de baisse en 2004, enfin une chutte de 15% en 2008. De plus, les baladeurs « mp3 » deviennent à la mode donc acheteurs de musique ont pris l’habitude de la musique gratuite (à cause du  « peer to peer ») puis par les sites internet comme Myspace, Youtube, Dailymotion. Les maisons de disques licencient beaucoup d’employés et se tournent vers les artistes de Télé-réalité, qui sont moins couteux… L’industrie musicale commence à remonter progressivement grâce aux sites internet payants et légaux, et aux sonneries téléphoniques.

Bilan :

L’industrie du disque résulte de l’ensemble des activités humaines tournées vers le divertissement. Les chaînes musicales sont aujourd’hui des « accélérateurs », notamment MTV Base qui diffuse 80% de clips de chanteurs noirs.
Les radios de jeunes diffusent également beaucoup de RnB, de Hip Hop et de Soul.
En revanche, avec Internet et le piratage, l’industrie du disque est en danger car les artistes ne peuvent plus percevoir autant de droits d’auteurs/compositeur et d’interprète.

Nous avons constaté une évolution et une progression permanente de la position des afro-américains dans la société à travers la musique.
De ce fait, les noirs ne revendiquent plus leur identité, et sont maintenant intégrés.
On peut considérer que dans la musique, aujourd’hui, « un noir vaut plus qu’un blanc », car mis à part la musique classique, l’opéra et le country, les blancs ont chanté et chantent encore dans des registres musicaux à l’origine typiquement afro-américains.
On peut remarquer également la « blanchisation » de la black music: en effet, il y’a de plus en plus de chanteurs et chanteuses métisses, cela résulte du phénomène d’acculturation.
Enfin, on peut noter que beaucoup de chanteurs et rappeurs blancs aux Etats Unis, y compris en France, imitent beaucoup les chanteurs noirs, dans les mimiques, dans l’interprétation et dans la représentation. En effet, par exemple, la Motown existe aussi en France et la directrice artistique est la rappeuse blanche Diam’s.
Dans la musique, les afro-américains sont passés d’esclaves à de grands producteurs, rappeurs et chanteurs. Ils ont su, grâce à ce moyen d’expression, affirmer leur identité.

Conclusion

Au final, nous sommes en mesure de dire que plonger dans l’histoire des Noirs américains, c’est s’immerger aussi dans leur musique. De la ségrégation à l’émancipation, du combat pour les droits civiques aux grandes émeutes urbaines des années 1990, les Noirs américains ont toujours chanté la réalité pour mieux la dénoncer ou y faire face. Le jazz pour oublier la Grande Dépression, des hymnes soul pour véhiculer les discours de Martin Luther King ou de Malcom X, le disco pour se divertir pendant la crise des années 1970 ou encore le rap pour pointer la réalité des ghettos. La musique noire américaine a toujours était le porte-parole des revendications sociales et culturelles de la communauté noire, et souvent bien plus encore. Le temps des premières fois aux Etats-Unis n’est ainsi pas encore fini comme le montre l’élection à la Maison Blanche de Barack Obama, 45 ans après le « I have a dream » plein d’espoir de Martin Luther King.

 

Bibliographie

Références/Sources:

Bibliographiques:

  • E. Southern – Histoire de la musique noire américaine [1976]
  • E. Bours et A. Nogueira – L’esclavage, un trajet musical aussi [1988]
  • S. Danchin – Encyclopédie du rhythm’and’blues et de la soul [2002]
  • F. Bergerot et D. Wahiche – Le jazz dans tous ses états [2006]
  • Différents articles du magazine « Vibrations »

Sources Internet:

Filmographiques:

  • Documentaire « Black Music » sur Arte [2008]

Photos:

  • Elles viennent toutes principalement de la rubrique images du moteur de recherche Google

 

 

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